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* questions des parents · hors contrat

École hors contrat dans le Pays de Gex : ce que ça change concrètement

Une école privée hors contrat n’a pas signé de contrat d’association avec l’État : elle ne reçoit aucun financement public et choisit librement ses méthodes, ses horaires et son organisation. En échange, elle reste soumise aux contrôles de l’État — sur le respect de l’obligation scolaire, la sécurité des locaux, la moralité de l’équipe et l’acquisition du socle commun de connaissances. Les enfants doivent donc apprendre ce que la loi prévoit qu’ils apprennent ; c’est le chemin qui est libre, pas la destination. À L’école ouVerte, cette liberté sert une pédagogie multiple portée par deux professeurs des écoles, et se paie par un écolage assumé par les familles, indexé sur le revenu.

Ce que l'État contrôle malgré tout

C’est l’inquiétude n°1 des familles que nous recevons : « hors contrat » sonne comme « hors cadre ». Ce n’est pas le cas. Une école hors contrat est déclarée auprès des autorités académiques, municipales et préfectorales, et peut être inspectée. L’inspection ne juge pas nos méthodes : elle vérifie que les enfants progressent vers les attendus de fin de cycle de l’Éducation nationale, et que le lieu est sûr.

Chez nous, ces attendus servent de cahier des charges au travail de classe. Nos deux enseignantes sont professeurs des écoles — l’une exerce depuis 2011, l’autre depuis 2014, toutes deux passées par la fonction publique. Elles connaissent les programmes de l’intérieur, ce qui règle une bonne partie de la question.

Ce que la liberté pédagogique permet réellement

Concrètement : des classes multi-âges (3-6 ans et 7-11 ans), pas de notation chiffrée chez les plus jeunes, ni punition ni récompense, la liberté de mouvement respectée, et une matinée qui peut basculer au jardin si la météo et un projet en cours le justifient. Nous pouvons aussi faire entrer les apprentissages par le concret : mesurer des planches avant de manipuler des unités abstraites, compter des graines de potager, écrire pour être lu par quelqu’un.

Rien de tout cela n’est possible dans un cadre qui impose un emploi du temps uniforme. C’est l’unique raison pour laquelle l’association a choisi le hors contrat — pas une défiance envers l’école publique, dont nos enseignantes viennent.

Et si l'enfant retourne dans le public ?

C’est prévu et c’est fréquent, ne serait-ce qu’au moment du collège. L’établissement d’accueil peut faire passer une évaluation de positionnement : c’est précisément pourquoi, dans la classe des 7-11 ans, les formats plus scolaires — travail écrit, évaluations sur temps limité, organisation par matières — sont introduits progressivement. Un certificat de radiation vous est remis à la sortie, comme dans n’importe quelle école.

Autre point pratique : la scolarité en hors contrat ne prive d’aucun droit. L’obligation d’instruction est remplie, et votre enfant passe les examens nationaux comme les autres, le moment venu.

Le coût, seule vraie contrepartie

Sans aide de l’État, tout repose sur l’écolage, les dons et le bénévolat. Pour ne pas devenir une école d’entre-soi, nous avons indexé l’écolage sur le revenu : de 650 € à 950 € par mois selon le revenu net fiscal, frais de dossier compris. Certains employeurs internationaux du Pays de Gex participent aux frais de scolarité de leurs salariés — cela vaut la peine de vérifier avant de renoncer.

Le mieux reste de venir voir

Une visite pendant les heures de classe répond à plus de questions que cette page.